logo pharmelia
P
U
B
 
RENCONTRES PHARMELIA
Les archives Rencontres 2009 Rencontres 2010
A LA TELE ET LA RADIO
Avec Alsace20 Avec France Bleu
NOUS CONTACTER
Poser vos questions
A NE PAS MANQUER
Lexique alsacien BD des Kids Diététique Dermocosmétique Abonnement Pharmélia Votre poids idéal
GESTES QUI SAUVENT
Intoxications Plaies Brûlures Piqûres / Morsures Choisir un antiseptique Urgence vitale Coups Solaire attitude
ASSOCIATIONS
Rhumatismes Problèmes respiratoires Diabète Tabac Sommeil Sclérose en plaque Fin de vie
URGENCES
Samu et Pompiers Pharmacies de garde Numéros d’appel
PHARMELIA S’ENGAGE
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.



Sélectionnez un Pharmélia

Préserver la peau des brûlures : un enjeu capital

L’école est finie, le soleil brille et les journées s’allongent : pas de doute c’est enfin les grandes vacances ! Pour les enfants et les ados c’est le moment de profiter d’un précieux temps libre... Malheureusement c’est en cette période estivale que les risques d’accidents sont les plus importants pour les juniors. Les brûlures - des plus banales aux plus dramatiques - sont parmi les mésaventures les plus courantes.


Les brûlures par le feu

En France, 1 000 enfants sont hospitalisés chaque année à cause d’une brûlure ; un chiffre plus significatif encore : une personne brûlée sur quatre a moins de 5 ans... Ces accidents sont d’autant plus dramatiques que la peau d’un enfant est beaucoup moins résistante que celle d’un adulte.

Or chacun sait que la peau est un organe fragile et reconstituée au prix de nombreuses greffes et des soins extrêmement lourds : des perspectives bien peu réjouissantes qui doivent nous encourager à respecter certaines règles de prudence, même en cette période propice au repos et aux distractions.

Des accidents fréquents en été

Il vous prend l’envie d’un bon barbecue ? Normal en cette saison ! Mais n’oubliez pas de l’installer dans un endroit sûr, à l’abri du vent et de la végétation. Même si les accidents liés à l’utilisation d’un barbecue sont rares, ils sont souvent dramatiques : ne le laissez jamais sans surveillance et évitez l’utilisation de l’huile à brûler pour l’allumer (privilégiez plutôt les « allume barbecue »). En effet, bien plus que les projections de braises, c’est l’usage maladroit des liquides inflammables qui est à l’origine des accidents (en laissant par exemple à côté du barbecue une bouteille d’alcool qu’un geste malheureux à vite fait de renverser sur les flammes...)

Or les enfants, souvent fascinés par le feu, sont des victimes fréquentes de ces maladresses : les brûlures peuvent être particulièrement sérieuses au niveau du visage, des bras et des voies respiratoires. La gravité d’une brûlure est déterminée en fonction de sa localisation, de son étendue et de sa profondeur :

- le premier degré d’une brûlure correspond à une congestion de la peau qui provoque une simple rougeur (la guérison prend environ une semaine et ne laisse pas de cicatrice car la brûlure ne concerne que l’épiderme) ;

- le deuxième degré est soit superficiel (caractérisé par des cloques remplies d’un liquide transparent et entourées d’une zone rouge) soit profond (les cloques sont percées, des vaisseaux sanguins sont détruits tout comme certaines terminaisons nerveuses mais la douleur est faible : l’absence de fortes douleurs étant paradoxalement un signe de gravité) ;

- le troisième degré correspond à une peau brûlée en profondeur. La peau est blanche ou brunâtre, d’aspect cartonnée et insensible. La brûlure nécessite une consultation immédiate quand la surface de la blessure dépasse celle de la paume de la main de l’enfant, quand elle se situe au niveau du visage, des mains, du cou, des plis de flexion, des organes génitaux ou quand elle dépasse le 2e degré profond.

L’eau : la meilleure alliée

Si la brûlure n’est pas étendue et peu profonde, le geste à faire en priorité est d’arroser doucement la blessure à l’eau fraîche pendant 15 minutes. Cela permet d’éviter la propagation en profondeur et calmera quelque peu la douleur. Désinfectez ensuite avec un antiseptique et mettez de la pommade. Méfiez-vous des remèdes miracles de « grand-mère » : farine, pomme de terre...

Pour les brûlures étendues, le premier réflexe doit être le même : arrosez pendant un quart d’heure et appelez immédiatement les secours (Samu : 15 ; Pompiers : 18). Vous pouvez retirer les vêtements pendant l’arrosage à l’exception de ceux qui adhèrent à la peau (c’est-à-dire les matières synthétiques) car cela aggraverait les lésions. En attendant les secours, allongez l’enfant sur une partie non atteinte et enveloppez la région brûlée dans une couverture propre, non synthétique et non pelucheuse. Enfin ne crevez jamais les éventuelles cloques qui risquent de se former.

Les dangers du soleil

Dans les premiers mois de la vie, l’organisme d’un enfant ne parvient pas encore à réguler la température corporelle (qui doit être à 37° C) ; il s’adapte donc à la température environnante.

Or la stabilité de la température est essentielle pour que nos organes vitaux fonctionnent convenablement et que les cellules puissent se reproduirent normalement. Par conséquent les problèmes liés à l’exposition excessive au soleil doivent absolument être évités ou, à défaut, soignés rapidement.

Les coups de soleil répétés pendant l’enfance peuvent être dramatiques (des études montrent que notre peau a de la mémoire : l’exposition excessive est en effet la cause principale de cancer de la peau à l’âge adulte : il faut donc protéger le capital soleil des petits !)

Évitez d’exposer les enfants de moins de 3 ans en plein soleil car la peau est encore bien trop fragile et fine ; plus tard protégez-les efficacement avec un chapeau, des lunettes de soleil, une chemisette et une crème solaire. Votre pharmacien pourra vous indiquer l’indice adapté à la peau de votre enfant et vous rappeler que les applications doivent être faites impérativement toutes les deux heures, toujours après les baignades, y compris sur les peaux bronzées. Et quelque soit l’âge, ne vous exposez pas aux heures les plus chaudes (entre 11 et 16 heures) et méfiez vous des réverbérations (sous un parasol la protection n’est que partielle). En cas de coup de soleil, la peau devient rapidement rouge et chaude, elle gonfle, devient douloureuse et des cloques peuvent apparaître ; arrosez la zone atteinte avec de l’eau fraîche pendant une dizaine de minutes pour calmer les douleurs ou apposez des compresses d’eau fraîche et appliquez une crème hydratante. Si l’enfant ressent des frissons, des démangeaisons, des nausées ou si sa température dépasse 38°C, consulter un médecin.

Acné et soleil : des faux amis !

À l’adolescence, l’acné est pratiquement incontournable et les bénéfices que semblent apporter le soleil sont terriblement trompeurs : si les lésions s’atténuent effectivement dans les jours qui suivent un bain de soleil sans protection, ce n’est que pour réapparaître de « plus belle » ensuite !

Ne pas mettre de crème solaire pour profiter de l’effet anti-acné du soleil est donc une bien mauvaise idée : deux ou trois semaines après le répit estival, les boutons font leur retour encore plus nombreux. La peau s’est en effet épaissie, l’incrustation s’est faite plus profondément et les pores bouchées par l’action du soleil sont à nouveau la cible des réactions inflammatoires.

Utilisez par conséquent une crème à l’indice adapté à votre peau (demandez le conseil de votre pharmacien) et soyez prudent si vous êtes sous traitement antiacnéique : suivez les conseils de votre médecin et de votre pharmacien.

Éviter les pièges du soleil

- Une peau bronzée ne peut pas subir de coups de soleil

FAUX ! le bronzage limite un peu les UV du soleil mais cette protection n’est pas suffisante : une surexposition entraîne également une brûlure de la peau.

- Derrière une vitre pas de problème

FAUX ! les vitres protègent des UVB (responsables des coups de soleil et du bronzage) mais n’interceptent pas les UVA (qui ne provoquent pas de brûlure mais sont très dangereux).

- Dans l’eau on ne risque rien

FAUX ! il faut descendre en profondeur (au moins un mètre) pour échapper au rayonnement du soleil. D’autant qu’en surface, l’eau procure une sensation de fraîcheur totalement trompeuse.

Philippe Wolff


Informations légales | Référencement | Vocation du site | © Pharmélia 2009 | Nous contacter