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Préserver la peau des brûlures : un enjeu capital L’école est finie, le soleil brille et les journées s’allongent : pas de doute c’est enfin les grandes vacances ! Pour les enfants et les ados c’est le moment de profiter d’un précieux temps libre... Malheureusement c’est en cette période estivale que les risques d’accidents sont les plus importants pour les juniors. Les brûlures - des plus banales aux plus dramatiques - sont parmi les mésaventures les plus courantes. Les brûlures par le feuEn France, 1 000 enfants sont hospitalisés chaque année à cause d’une brûlure ; un chiffre plus significatif encore : une personne brûlée sur quatre a moins de 5 ans... Ces accidents sont d’autant plus dramatiques que la peau d’un enfant est beaucoup moins résistante que celle d’un adulte. Or chacun sait que la peau est un organe fragile et reconstituée au prix de nombreuses greffes et des soins extrêmement lourds : des perspectives bien peu réjouissantes qui doivent nous encourager à respecter certaines règles de prudence, même en cette période propice au repos et aux distractions. Des accidents fréquents en étéIl vous prend l’envie d’un bon barbecue ? Normal en cette saison ! Mais n’oubliez pas de l’installer dans un endroit sûr, à l’abri du vent et de la végétation. Même si les accidents liés à l’utilisation d’un barbecue sont rares, ils sont souvent dramatiques : ne le laissez jamais sans surveillance et évitez l’utilisation de l’huile à brûler pour l’allumer (privilégiez plutôt les « allume barbecue »). En effet, bien plus que les projections de braises, c’est l’usage maladroit des liquides inflammables qui est à l’origine des accidents (en laissant par exemple à côté du barbecue une bouteille d’alcool qu’un geste malheureux à vite fait de renverser sur les flammes...) Or les enfants, souvent fascinés par le feu, sont des victimes fréquentes de ces maladresses : les brûlures peuvent être particulièrement sérieuses au niveau du visage, des bras et des voies respiratoires. La gravité d’une brûlure est déterminée en fonction de sa localisation, de son étendue et de sa profondeur :
L’eau : la meilleure alliéeSi la brûlure n’est pas étendue et peu profonde, le geste à faire en priorité est d’arroser doucement la blessure à l’eau fraîche pendant 15 minutes. Cela permet d’éviter la propagation en profondeur et calmera quelque peu la douleur. Désinfectez ensuite avec un antiseptique et mettez de la pommade. Méfiez-vous des remèdes miracles de « grand-mère » : farine, pomme de terre... Pour les brûlures étendues, le premier réflexe doit être le même : arrosez pendant un quart d’heure et appelez immédiatement les secours (Samu : 15 ; Pompiers : 18). Vous pouvez retirer les vêtements pendant l’arrosage à l’exception de ceux qui adhèrent à la peau (c’est-à-dire les matières synthétiques) car cela aggraverait les lésions. En attendant les secours, allongez l’enfant sur une partie non atteinte et enveloppez la région brûlée dans une couverture propre, non synthétique et non pelucheuse. Enfin ne crevez jamais les éventuelles cloques qui risquent de se former. Les dangers du soleilDans les premiers mois de la vie, l’organisme d’un enfant ne parvient pas encore à réguler la température corporelle (qui doit être à 37° C) ; il s’adapte donc à la température environnante. Or la stabilité de la température est essentielle pour que nos organes vitaux fonctionnent convenablement et que les cellules puissent se reproduirent normalement. Par conséquent les problèmes liés à l’exposition excessive au soleil doivent absolument être évités ou, à défaut, soignés rapidement. Les coups de soleil répétés pendant l’enfance peuvent être dramatiques (des études montrent que notre peau a de la mémoire : l’exposition excessive est en effet la cause principale de cancer de la peau à l’âge adulte : il faut donc protéger le capital soleil des petits !) Évitez d’exposer les enfants de moins de 3 ans en plein soleil car la peau est encore bien trop fragile et fine ; plus tard protégez-les efficacement avec un chapeau, des lunettes de soleil, une chemisette et une crème solaire. Votre pharmacien pourra vous indiquer l’indice adapté à la peau de votre enfant et vous rappeler que les applications doivent être faites impérativement toutes les deux heures, toujours après les baignades, y compris sur les peaux bronzées. Et quelque soit l’âge, ne vous exposez pas aux heures les plus chaudes (entre 11 et 16 heures) et méfiez vous des réverbérations (sous un parasol la protection n’est que partielle). En cas de coup de soleil, la peau devient rapidement rouge et chaude, elle gonfle, devient douloureuse et des cloques peuvent apparaître ; arrosez la zone atteinte avec de l’eau fraîche pendant une dizaine de minutes pour calmer les douleurs ou apposez des compresses d’eau fraîche et appliquez une crème hydratante. Si l’enfant ressent des frissons, des démangeaisons, des nausées ou si sa température dépasse 38°C, consulter un médecin. Acné et soleil : des faux amis !À l’adolescence, l’acné est pratiquement incontournable et les bénéfices que semblent apporter le soleil sont terriblement trompeurs : si les lésions s’atténuent effectivement dans les jours qui suivent un bain de soleil sans protection, ce n’est que pour réapparaître de « plus belle » ensuite ! Ne pas mettre de crème solaire pour profiter de l’effet anti-acné du soleil est donc une bien mauvaise idée : deux ou trois semaines après le répit estival, les boutons font leur retour encore plus nombreux. La peau s’est en effet épaissie, l’incrustation s’est faite plus profondément et les pores bouchées par l’action du soleil sont à nouveau la cible des réactions inflammatoires. Utilisez par conséquent une crème à l’indice adapté à votre peau (demandez le conseil de votre pharmacien) et soyez prudent si vous êtes sous traitement antiacnéique : suivez les conseils de votre médecin et de votre pharmacien.
Philippe Wolff |
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