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Des vacances homéo sans bobos Inscrits officiellement à la Pharmacopée française en 1965, les médicaments homéopathiques n’ont cessé de grandir en popularité depuis. En complément des médicaments classiques, l’homéopathie peut être un allié efficace, en soins ou en prévention et sans effets secondaires. Pratiques à glisser dans la trousse familiale, les traitements homéopathiques peuvent accompagner les déplacements de toute la famille. En effet, une dizaine de souches suffisent à faire le tour de la plupart des petits maux rencontrés au cours des vacances. Trois points essentiels L’homéopathie (du grec « homoeinon », semblable et « pathos », souffrance) repose sur trois points : le principe de similitude, la perception du malade dans sa globalité et son mode individuel de réaction à la maladie et l’utilisation de la dilution infinitésimale. > Le principe de similitude : « similia similibus curantur » (les semblables se guérissent par les semblables) disait Hippocrate 5 siècles avant JC. Cette formule antique est au cœur de la doctrine homéopathique. Ainsi si une substance est en mesure de provoquer un dérèglement (constitué d’un ensemble de symptômes) chez un être en bonne santé, cette même substance doit pouvoir guérir un malade qui souffre de ces mêmes symptômes. L’important est de choisir la substance entraînant les symp-tômes les plus proches possibles de ceux dont souffre la personne. > La sensibilité individuelle et le terrain : l’homéopathie tient compte du « terrain », c’est-à-dire d’une manière particulière de réagir aux agressions et à l’environnement, ce qui implique qu’une personne aura tendance à toujours souffrir du même type d’affections. Quatre terrains correspondent à des ensembles pathologiques différents : la psore, le tuberculinisme, la luèse et la sycose. En homéopathie, le traitement est mis en place après avoir observé les symptômes, déterminé le terrain correspondant au malade et en analysant les antécédents personnels et familiaux, les goûts et dégoûts, les habitudes, les réactions au froid et à la chaleur, etc., de chaque patient. Il n’y a donc pas de traitement homéopathique standard. Ceci explique qu’une première consultation chez un médecin homéopathe dure généralement plus d’une heure. > La dilution infinitésimale : une fois la substance adaptée au traitement identifié, celle-ci est utilisée à une dose infinitésimale, nommée dilution homéopathique, pour traiter le malade. La dilution est choisie en fonction des signes cliniques observés. Les préparations sont réalisées selon la technique des hautes dilutions : pour réaliser une dilution de 1 CH, 1 % de la substance active est diluée dans 99 % d’un solvant (eau ou alcool). Puis pour réaliser la dilution à 2 CH, 1 % de la solution 1 CH est à nouveau diluée dans 99 % de solvant et, ainsi de suite, jusqu’à ce que la dilution désirée soit obtenue.
Les souches Une teinture mère est le résultat de la macération d’une substance d’origine végétale ou animale au sein d’un solvant eau/alcool. Point de départ des opérations de dilutions homéopathiques pour les souches végétales, la teinture mère sert à la fabrication des médicaments homéopathiques (granules et globules) et peut aussi être utilisée en soins locaux, diluée dans l’eau (plaies peu profondes, piqûres d’insectes, etc.). Le choix de la souche, de la forme, de la posologie ainsi que la hauteur de dilution dépendent donc de la stratégie thérapeutique appliquée individuellement. Au-delà de ces principes qui fondent l’homéopathie, il coexiste différents types de prescriptions. Les praticiens qui ne prescrivent qu’un seul remède à la fois sont nommés les « unicistes », terme qui s’oppose aux « pluralistes », faisant référence à ceux qui utilisent plusieurs souches dans une même prescription, généralement complémentaires et pris en alternance. La pratique « pluraliste » est la plus répandue. Les limites de l’homéopathie Les bobos des vacances Si vous allez en montagne, les signes classiques du mal des montagnes sont une grande fatigue, des maux de tête, des nausées, des insomnies, qui persistent en général 2 à 3 jours après une ascension. Ils sont dus à une baisse des globules rouges. Notre système digestif est souvent mis à mal avec les changements souvent radicaux qu’il subit. D’où des petits tracas fréquents comme la constipation due à la modification du rythme journalier, les nouvelles habitudes alimentaires, la promiscuité mais aussi la déshydratation de notre corps due à la chaleur mais aussi à la climatisation. Le contraire n’est hélas pas en reste avec des diarrhées bien connues chez les voyageurs. Autre symptôme typique lié à l’alimentation estivale et exotique, les hémorroïdes suite à la consommation de mets épicés et à la chaleur. De même la muqueuse de notre estomac, agressée par les plats épicés et les vinaigrettes. Le sportif du dimanche est souvent pénalisé durant les vacances où il va s’adonner avec plaisir aux sports de loisirs sans aucune habitude ni préparation. Il est important de se préparer 2 mois avant les vacances à faire un peu d’exercice d’avoir une alimentation riche en vitamines avec un bon apport en protéines et sucres lents. De même après une marche, une randonnée il faut boire très régulièrement avant et pendant l’exercice et prendre un bain après pour éliminer les déchets. Bien entendu ne pas oublier un échauffement indispensable avant tout effort physique pour éviter les accidents musculaires. On adore le soleil mais quelquefois des réactions allergiques surviennent. L’urticaire solaire fait partie de ces manifestations avec des papules ressemblant à des piqûres d’orties qui démangent. Il est lié à la production d’histamin, apparait de suite lors de l’exposition au soleil et disparait à l’ombre en quelques heures. La lucite estivale bénigne elle, se déclenche à la suite d’une exposition prolongée au soleil avec de petits boutons rouges sur les épaules et le décolleté. Elle touche les femmes et la meilleure protection est sans nul doute le vêtement ou les crèmes solaires écran total pour peaux intolérantes au soleil. Contre les petits bobos, il y a aussi l’homéo À l’occasion de ces vacances estivales, l’homéopathie peut donc être de tous les voyages afin d’éviter que cette période tant attendue ne soit gâchée par des soucis de santé dus généralement à l’imprudence (coups de soleil, piqûres d’insectes, indigestions, diarrhées) : dans le carnet pratique placé au centre de ce magazine, vous trouverez toutes les informations indispensables pour compléter votre trousse de secours familiale de médicaments homéopathiques. Quelles sont les recommandations à respecter ? Les remèdes doivent être pris le plus tôt possible lorsque les symptômes apparaissent. À jeun si possible, sinon loin du repas précédent, en moyenne 1 à 5 fois par jour. Les prises sont espacées en fonction de la disparition des symptômes, c’est le patient qui gère les prises selon l’amélioration de son état. Il est également recommandé de prendre les médicaments homéopathiques à distance de la prise de menthe, de café, thé ou tout autre aliment qui a un goût fort en bouche (épices). S’il n’y a pas d’amélioration ou si les symptômes persistent voire s’aggravent, consultez votre médecin. En pratique En septembre, votre prochain rendez-vous : la santé de la femme.
Philippe Wolff |
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