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Fruits rouges : ne boudez pas votre plaisir !
Si les baies de cassis bénéficient ci-contre d’une valorisation particulière, on aurait tort de sous-estimer l’intérêt des autres fruits rouges (dont ne fait pas partie la cerise : n’étant pas issue des sous-bois, elle n’est pas considéré comme un véritable fruit rouge !) Ce sont les mûres, les framboises, les myrtilles, les fraises et les groseilles qui composent le reste de cette famille de fruits peu caloriques et à la remarquable teneur en vitamines et en autres éléments intéressants : Petit tour d’horizon de ces fruits de saison. Des fruits pour tout l’étéLes fruits rouges contiennent peu de protéines et de lipides, ce qui limite leur apport en calories. Naturellement très riches en eau, ils sont la principale source de vitamine C de notre alimentation et nous apportent des fibres et des polyphénols qui assurent une protection efficace de notre système cardio-vasculaire. Ils sont évidemment les fruits d’été par excellence. Même si les progrès techniques effacent quelque peu les notions de saison, permettant d’en acheter tout au long de l’année, la consommation hors saison se fait souvent au détriment du goût, notamment à cause d’une fragilité qui rend le transport délicat. Mais heureusement dans nos régions les arbustes à fruits rouges sont de faible encombrement et produisent - en saison bien sûr - beaucoup de fruits (avant de les consommer, faites les passer rapidement sous l’eau froide, sans les tremper).
La mûre et la framboiseS’ils sont effectivement fragiles, certains fruits rouges ont malgré tout trouvé la parade pour ne pas être trop importunés. Le mûrier sauvage par exemple excelle dans son auto-protection : à l’abri derrière d’innombrables épines, les mûres poussent essentiellement dans les forêts, les friches et les haies. Meilleurs quand ils sont cueillis vers la fin de l’été, ces fruits favorisent le soulagement des irritations de la bouche et de la gorge. Depuis l’antiquité, on préconise en effet l’utilisation en gargarisme des baies à maturité dont le jus pourpre soulage efficacement. Proche du mûrier sauvage, le framboisier est un arbuste dont les fruits, très nutritifs, sont astringents, ce qui permet de renforcer les muqueuses de la peau. Riches en fibres, les framboises sont bénéfiques à notre tube digestif mais comme elles se conservent mal, il faut les déguster rapidement. La myrtilleLa myrtille favorise la digestion et soulage les diarrhées (utilisez la myrtille séchée en décoction). Contre les inflammations de la bouche et la gorge, l’utilisation de myrtilles séchées en gargarisme est également profitable. Mais le principal intérêt nutritionnel de la myrtille reste d’être l’un des fruits les plus antioxydant, grâce sa teneur en flavonoïdes, en carotènes, en vitamine C et E. Cette propriété permet aux myrtilles de participer à la neutralisation des radicaux libres et donc de retarder le vieillissement de notre organisme. Traditionnellement, on considère aussi que la myrtille améliore la vision nocturne.
La fraise et la groseilleLes incontournables fraises sont arrivées en Europe au 18e siècle. Jusqu’alors on ne connaissait que les fraises des bois, plus petites, plus parfumées mais aussi plus fragiles. Ces fruits sont riches en vitamine C, en potassium, calcium et en fer. Mais attention, la fraise fait aussi partie des aliments « histamino-libérateurs », c’est-à-dire qu’elle provoque des phénomènes allergiques sur les personnes prédisposées. La seule solution efficace étant alors de se priver de fraises... Ce sont les pectines (des fibres alimentaires très douces, bénéfiques au tube digestif) qui donnent aux groseilles leur texture et qui permettent de préparer d’excellentes confitures : la cuisson libère les pectines qui s’unissent au sucre ajouté pour former un gel qui forme la confiture ou les gelées. Riches en sels minéraux, en fer et en flavonoïdes, les groseilles sont également excellentes pour la circulation et le transit intestinal. Philippe Wolff |
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