![]() |
P U B |
|
|
RENCONTRES PHARMELIA
Les archives
Rencontres 2009
Rencontres 2010
A LA TELE ET LA RADIO Avec Alsace20 Avec France Bleu NOUS CONTACTER Poser vos questions A NE PAS MANQUER Lexique alsacien BD des Kids Diététique Dermocosmétique Abonnement Pharmélia Votre poids idéal GESTES QUI SAUVENT Intoxications Plaies Brûlures Piqûres / Morsures Choisir un antiseptique Urgence vitale Coups Solaire attitude ASSOCIATIONS Rhumatismes Problèmes respiratoires Diabète Tabac Sommeil Sclérose en plaque Fin de vie URGENCES Samu et Pompiers Pharmacies de garde Numéros d’appel PHARMELIA S’ENGAGE
Sélectionnez un Pharmélia |
Plantes toxiques : attention danger ! Depuis bien longtemps, l’Homme connaît les plantes et a appris
à les utiliser. Malheureusement certaines plantes à l’aspect séduisant cachent bien leur pouvoir de nuisance : ce qui est naturel n’est pas toujours sans danger... en cause, les dosages (les mots potion
et poison ont la même racine grecque) et les erreurs d’identification. Tour d’horizon de quelques plantes toxiques parmi les plus courantes. L’arum tachetéPlante herbacée aux attirantes baies rouges toxiques et dont sont souvent victimes les enfants, l’arum pousse essentiellement dans les bois frais et les haies humides. L’arum tacheté (aussi appelé pied de veau) peut provoquer des douleurs buccales, diarrhées, troubles cardiaques et nerveux, parfois mortels. La belladone
Le nom de la belladone provient de l’italien bella dona (« belle femme ») car à la Renaissance italienne, les femmes appliquaient de l’extrait de belladone dans l’oeil pour dilater leurs pupilles et ainsi augmenter la profondeur de leur regard. Plante vivace aux fruits noirs très juteux, on la retrouve souvent dans les bois et les haies. La belladone est toxique dans toutes ses parties mais ce sont généralement les tentantes baies juteuses qui sont responsables d’empoisonnement. La belladone provoque troubles digestifs et nerveux, vomissements, délire (« Toll Kirsche » : la cerise qui rend fou) et vertiges. 10 à 15 baies provoquent un effet fatal.
La bryone dioïqueAppelée aussi navet du diable (tout un programme) en raison de la forme de sa racine pivotante et charnue, on la retrouve habituellement dans les haies, les talus et les clôtures, parvenant à s’accrocher sur tout support grâce à des feuilles transformées en vrilles. Plante toxique dans toutes ses parties, la bryone (Bryonia dioica) peut provoquer des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), des crampes, des convulsions et mener jusqu’au coma et la mort due à la paralysie des centres nerveux. Attention à ne pas la confondre avec Bryonia alba L. (bryone blanche) à baies noires qui a des propriétés homéopathiques. La ciguë
C’est l’une des plantes toxiques les plus connues puisque la ciguë aurait été utilisée pour la mise à mort de Socrate en 399 av. JC. Condamné pour corruption de la jeunesse et impiété, le philosophe grec a dû boire une décoction puissante de fruits de grande ciguë qui entraîna sa mort dans l’heure (après des troubles digestifs, des vertiges, céphalées et une paralysie progressive). Présent en France dans la Manche, la côte Atlantique et la Méditerranée, on la retrouve dans les lieux frais et humides. Même si le risque est très faible, elle peut se confondre avec du persil ou du cerfeuil sauvage : il est cependant quasiment impossible d’en ingérer accidentellement tant la sensation de brûlure et le goût extrêmement désagréable pousse à recracher immédiatement.
Le colchique d’automneTirant son nom de la Colchide (ancien pays du Caucase), patrie de Médée l’empoisonneuse dans la mythologie grecque, le colchique d’automne fut longtemps utilisé pour atténuer les douleurs liées à la goutte. Habituellement situé dans les prairies humides, son principe actif, la colchicine (toujours utilisé dans le traitement de la crise de goutte) est très toxique en cas de consommation excessive : provoque des irritations des voies digestives, des troubles cardiaques et vasculaires, troubles nerveux et une paralysie mortelle (qui peut survenir jusqu’à dix jours après l’ingestion). La digitale pourpre
Connues pour ses usages thérapeutiques, notamment contre les affections cardiaques, les « préparations familiales » à base de digitale sont à proscrire totalement étant donné les substances toxiques qu’elles renferment. On la trouve fréquemment dans les clairières, les haies et les bords de route : la digitale pourpre provoque des céphalées, vertiges, vomissements, diarrhées et peut être mortelle en cas de surdose, due notamment à ses activités sur le coeur. Le vérâtre blanc Plante aussi bien toxique pour les hommes que pour le bétail, il peut être confondu avec la gentiane jaune en compagnie de laquelle il pousse souvent. En fait la différence visible se trouve au niveau des feuilles : elles sont opposées chez la gentiane alors que les feuilles du vérâtre sont alternées. Utilisé dans l’Antiquité pour la fabrication de flèches empoisonnées, le vérâtre contient des substances potentiellement mortelles qui se manifestent notamment par des troubles digestifs, un ralentissement cardiaque et des troubles nerveux (contractions musculaires, convulsions, délire). (Photos : encyclopédie des plantes médicinales, Larousse) Philippe Wolff |
|
| Informations légales | Référencement | Vocation du site | © Pharmélia 2009 | Nous contacter |